
La méthanisation est d’abord un processus naturel biologique : en absence d’oxygène, la matière organique se dégrade. On appelle ce procédé la digestion anaérobie.
En construisant un méthaniseur, on va utiliser cette transformation biologique pour produire du biométhane.

Tous les jours, ce seront 70 tonnes qui seront apportés au digesteur : effluents d’élevage, résidus de cultures, cultures intercalaires à vocation énergétique (CIVE). Chauffé à 38°C pendant 80 jours, le digesteur va alors produire :
- du biogaz composé de 55% de méthane, 40% de dioxyde de carbone et 5% d’autres gaz. Après avoir été épuré et contrôlé, le biogaz devient du biométhane qui est ensuite injecté au réseau de distribution de gaz. On peut alors cuisiner, chauffer sa maison et avoir de l’eau chaude avec le biogaz. Le biométhane peut aussi être utilisé comme carburant pour les bus de ville.
- du digestat composé de matières minérales (azote, phosphore et micro-organismes), et d’eau. Cette matière désodorisée remplace ainsi les engrais chimiques en jouant le rôle de fertilisant naturel.
Pourquoi faire du biométhane ?

La méthanisation permet de valoriser les déchets en les convertissant en producteur d’énergie. Aucun déchet ne se perd car il est soit transformé en gaz, soit réutilisé en fertilisant naturel sur les cultures principales.
Ensuite, elle favorise l’activité locale par la création de deux postes dont l’objet sera de s’occuper de l’alimentation, du contrôle et des comptes rendus de la production du méthaniseur.
Enfin, l’objectif est de produire une énergie verte et sans odeur qui s’inscrit dans le développement durable et la diversification de l’agriculture. L’agriculteur devient aussi producteur d’énergies.
La loi n°2015-992 de la Transition Énergétique pour la Croissance Verte se fixe un objectif de 10% de gaz renouvelable dans le réseau d’ici 2030. Nous participons ainsi, à notre échelle, à réaliser cet objectif de transition énergétique.
Chiffre clé

Questions fréquentes
- La production de gaz est-ce dangereux ?
- Aucun danger ne peut survenir. Même si du gaz est présent dans l’unité de production, il est pauvre et n’est pas sous-pression.
- Y-a-il des odeurs pendant la production et l’épandage ?
- Non, la production ne produit pas d’odeur : le digesteur est couvert et hermétique. Le digestat épandu sur les cultures est solide et n’a aucune odeur, contrairement au fumier épandu habituellement.
- Où va se situer l’unité de méthanisation ?
- Le lieu de construction est situé à au moins 1km des premières habitations, à proximité des axes routiers principaux.
- Existe-t-il des normes et des lois pour la construction d’un tel projet ?
- Oui, le projet est très encadré par l’Union Européenne et la France. De plus, nous sommes accompagnés par des experts des projets de méthanisation pour répondre au mieux à la législation.
- Est-ce que le méthaniseur sera alimenté par des cultures alimentaires ?
- La France, contrairement à l’Allemagne, a fait le choix d’encadrer le développement du biogaz avec des règles strictes : 15% maximum de cultures alimentaires (maïs, betteraves) dans la ration. Nous avons fait le choix de n’y apporter que 10% essentiellement en maïs. Le reste sera composé d’effluents d’élevage, de cultures intermédiaires et d’herbes.
- Le trafic routier sera-t-il impacté par ce projet ?
- Nous avons choisi l’emplacement du site pour son accès proche des principaux axes routiers et de nos exploitations. Le rayon moyen d’approvisionnement sera d’environ 6 kilomètres. D’ailleurs, nous prendrons à notre charge le renforcement de la voie communale qui mène au site.
